www.zazafaly.de

©2016 Heiko Jungnitz/ ZAZA FALY e.V.

  • Facebook Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Google+ Social Icon

Sur MANDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’engagement aux côtés des enfants des rues à Antananarivo

 

MANDA est une ONG malgache, siégeant à Antananarivo, qui s’occupe des enfants des quartiers défavorisés depuis de nombreuses années. Elle est issue des projets humanitaires de l’association allemande ZAZA FALY e.V. qui s’est engagée pour les enfants de la rue à Antananarivo dès 1994. Pour sa part, MANDA a été fondé en 1999 et ses projets sont organisés de façon autonome avec une gestion malgache. Depuis la naissance de MANDA, ZAZA FALY e.V. soutient MANDA financièrement dans son organisation, met à disposition du personnel et fait une évaluation annuelle du projet.

 

MANDA (qui signifie « château protecteur » en malgache) poursuit de nombreuses actions dans la capitale malgache et prend en charge au total plus de 300 enfants des rues – lisez plus ici (liaison !).

Le travail de l’ONG est financé par des parrains du projet, donateurs et des membres de l’association ZAZA FALY. A noter que MANDA ne reçoit aucune subvention publique.

Madame Miarintsoa RAZANAKINIAINA est devenue la responsable de l’ONG Manda après avoir débuté comme professeur au sein de l’association lors de sa création. Aujourd’hui, l’association compte 22 employés malgaches et des stagiaires locaux et étrangers ; ils travaillent ensemble sur les différentes actions.

 

Le phénomène des enfants des rues est relativement courant dans ce pays. Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde et, par certains côtés, panse encore les plaies de son époque coloniale. Les structures traditionnelles sont gravement impactées par la pauvreté croissante. Cette pauvreté est liée à la crise

économique –avec des effets notoirement néfastes sur l’écologie du pays. De plus, la croissance démographique importante couplée à un exode rural continu accentue cette problématique. Ainsi, il est constaté que l’appauvrissement de certaines couches de la population provoque l’implosion de nombreuses familles.

 

L’affaiblissement de la famille en zone urbaine peut avoir pour conséquence la marginalisation des enfants. Livrés à eux-mêmes dans la rue, ceux-ci vont ensuite chercher un soutien auprès des jeunes du même âge.

Dans de nombreuses familles les enfants qui mendient au quotidien sont la seule source de revenu. La violence croissante à la maison couplée à la faim, poussent finalement les enfants dans la rue.

D’habitude, les enfants des rues s’organisent en groupe dans une zone délimitée, celle-ci est défendu avec vigueur. Les enfants essaient alors de survivre en faisant la manche, en ramassant des poubelles, en commettant des délits mineurs et autres basses besognes.

La plupart de ces jeunes sont  en manque de liens affectifs avec des adultes. Leur seul réconfort est donc leur bande – où il y a de la solidarité au même titre que la violence. Les enfants n’ont que peu de biens propres et dorment le plus souvent dehors, rarement au même endroit d’une nuit à l’autre. Ils peuvent dormir dans  des cartons, des puits naturels, en bord de rue, devant des portes cochères...

 

Antananarivo est une ville en altitude, la température chute donc parfois cruellement la nuit venue. L’hygiène insuffisant est propice à l’apparition de certaines maladies telles que la gale, la tuberculose, le paludisme, les diarrhées, les vers intestinaux, la bronchite....

 

La situation de ces enfants, leur mode de vie, leur apparence ne sont pas tolérés par la société malgache – ils ont la réputation d’être des paresseux, criminels et corrompus. Leur culpabilité est souvent retenue à travers l’opinion publique. Progressivement, ces jeunes se marginalisent et s’écartent des normes de la société malgache, ce qui a un effet sur leur psychologie : ils optent finalement pour une vie faite de délits et de consommation de drogues.